Nous sommes Vendredi 2 Décembre et il est 20h30.

Cela fait plus d’une heure que j’attends mon bus Cama au terminal des bus de la compagnie “Flores” à Tacna au sud du Pérou. Je dois prendre un bus en provenance de Lima pour me rendre à Tacna au sud du pays à la limite du Chili. 14 heures de trajet en bus semi-cama (à moitié couchette) de nuit sont au programme, l’occasion de revenir sur la semaine écoulée...

 

 

 

Vendredi 25 et Samedi 26/10. Cuzco, Pérou

Je partage mon petit déjeuner avec un couple de Francais qui ne connaitrons que du Pérou que Cuzco et un américain qui s’empresse de me dire qu’il travaille pour Microsoft à Seattle. Comme tout francais faisant le tour du monde, je lui réponds gentiment que je suis plus intéressé par la salade de fruits que j’ai sous les yeux que par son boulot ou son pays.

Drole de sensation que de se retrouver seul après 2 semaines commando passées en compagnie des 5 cocos. Ils sont repartis en France ou du moins je le croyais. Ils ont été obligés de retourner sur La Paz (sens oppposé, 16 heures de bus) pour prendre leur avion direction Lima, Caracas puis Paris. Les 2 filles ont pu prendre l’avion de retour prévu alors que les 3 gars ont du rester une journée de plus à La Paz pour cause de surbooking. L’opération commando continue donc pour eux. De mon coté, apres 2 semaines de service militaire intense, je me prends quelques jours de vacances ici à Cuzco (moi qui voulais éviter les touristes, ce n’est pas le good choice, mais bon). Je retourne à l’Hotel “Casa Elena” pour 3 nuits, l’hotel est plutôt sympa et il y a la TV cablée TV5, l’occasion de regarder le match de rugby France-Afrique du sud.

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Dimanche 27/10. Cuzco, Pérou.

Je pars en excursion pour la vallée sacrée aux alentours de Cuzco.

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Le bus passe me prendre avec 1h en retard. Il est rempli de touristes, ça commence fort. Premier stop: un marché soit disant artisanal. Un marché pour touristes en fait, succession d’étales numérotées où l’on trouve toujours les mêmes choses (pulls, bonnets, sacs, tissus…). Des hauts parleurs débitent de la musique péruvienne comme dans le metro parisien et des lamas déguisés ne sont là que pour la photo. Quelle misère! En fait, l’attraction principale pour moi est de regarder les touristes. Il y a de vrais phénomènes, par exemple, ce type, une grande tige toute blanche ressemblant à une allumette sous son crâne rouge et sans son chapeau Peruvien, en short avec ses chaussettes blanches remontant jusqu’au genoux, camescopes et appareil photo en bandoulière et courant partout pour photographier les lamas. Ils doivent être mort de rire les lamas! Je comprends maintenant pourquoi ils ont toujours l'air de rire.Je l’aurais bien pris en photo (le mec) mais j’ai oublié mon appareil dans le bus. Et payer un péruvien pour le prendre en photo ? Quelle horreur. En fait, je me demande si les touristes sont content de voir ça (et que ça) du Pérou, si ils pensent que le Pérou se résume à ça? La plupart ne font que le Pérou et en sont très satisfaits. Par contre, j’ai rencontré beaucoup de touristes qui ont fuit le Pérou et sa pression touristique pour les pays voisins. Mais au fait, je suis un touriste aussi. 

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Quelle bonheur d’avoir fait la Bolivie avant le Pérou, je vais pouvoir faire des choix un peu plus sévère sur les choses à voir et à faire sans avoir de regrets. Le Pérou est un très beau pays, très intéressant et dépaysant mais trop touristique. Après le marché artisanal, nous visitons le marché de Pissac, plus typique et haut en couleurs celui là mais uniquement  sur 5% de sa surface. Puis c’est la visite des sites Incas, Pisac, Ollantaytambo et Chicheron avec de trés interessantes explications concernant la construction, etc...Le style de vie et les coutumes des Incas restent encore flou car peu d’écrits.

Je dois affronter des bousculades de toursites dans les 3 sites, et dire que ce n’est “que” la basse saison. Les gens veulent nous vendre des choses partout jusque dans le bus où une femme passe avec son ordinateur portable pour nous vendre un DVD multimedia contenant 3000 photos et videos du Pérou…Bref, je discute avec 3 australiens qui font leur tour du monde comme chaque australien, plutot cools.

 

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Le midi, rebelote, nous mangeons dans une cantine pour touristes immense avec peroquets en cage et musique peruvienne (mais moins bonne que dans la station de métro des halles). Et puis, il faut payer l’entrée des sites (25 euros pour la journée, une fortune). Mais bon, on va dire que c’est pour la bonne cause. Sur le retour, revisite d’un marché artisanal, ils nous prennent vraiment pour des...Arrivé a Cuzco, le guide nous demande un pourboire pour le chauffeur qui a bien conduit soi-disant. Il faudrait le remercier de na pas nous avoir foutu dans le décors ? De toute facon, ils conduisent vite et bien pour rentrer le plus rapidement chez eux. Nada, Mon pourboire à moi sera une bonne Cerveza.

 

 

 

 

 

Lundi 28/10. Cuzco et Lima, Pérou.

Je prends l’avion de 7h30 pour Lima, la capitale du Perou. En peu d’appréhension car il y a beaucoup de rumeurs concernant des agressions dans le centre ville. Mais bon, je ne vais que  passer, direction Pisco sur la côte sud, à 150 km de Lima. Dans le bus Urbanito reliant l’aéroport a La ville, je fais la connaissance de Stéphanie, hotesse de l’air sur Air Canada, elle était en vacances au Pérou depuis 1 mois et repart a Toronto. Je pensais filer directement au Terminal des bus de “Cruz del sur” pour aller a Pisco sans rester à Lima, mais, une femme péruvienne a pris soin de moi. Après avoir passé quelques coups de fils, elle me dit que la compagnie de bus "Cruz del sur" ne dessert pas Pisco. Dans la confusion, je décide de rester à Lima jusqu’au lendemain. Je séjourne dans la pension Yolanda à Miraflores (quartier chic de Lima sous haute protection) où le type est très acceuillant, parle Francais et s’occupe de se renseigner sur mon trajet a venir.  J’avais donné RDV a Stéphanie à son Hotel devant lequel le bus l’avait déposé avant moi. Le problème est que je pensais connaître l’adresse mais non. Après avoir arpenté quelques centaines de mettre de trottoirs sans succés, je décide de rennoncer et de partir grignoter un morceau au bord du Pacifique dans un endroit plutot branché. Au retour, je la retrouve assise sur un banc. Nous passons une partie de la journée ensemble. Le soir, dans la rue a restaurants de La Paz  et après avoir forcé des barages de serveurs nous mettant leurs menus sous le nez, nous finissons dans un pub anglais plutot sympa.

 

 

Mardi 29/10. Lima et Pisco, Pérou.

Je me rends au terminal des bus Soyuz a Lima. Ces bus desservent la côte sud du Pérou. C’est l’usine dans le terminal, des bus identiques partent toutes les 15 minutes. Tout marche comme sur des roulettes: 1 chargez, 2 embarquez, 3 vamos. Par contre, aprés le départ, le bus s’arrete un peu partout et pour rien. Le miracle n’a pas eu lieu. En plus, au bout de 4h de trajet au lieu des 3 annoncées, le car me laisse a 5km de Pisco sur la Panamericaine et je suis obligé de prendre un taxi pour me rendre a Pisco.

 

 

Mercredi 30/10. Pisco, Pérou.

Deux excursions sont au menu du jour, les iles Ballestas et la réserve de Paracas. Je suis avec 2 italiens qui se sont fait revendre le même programme que moi la veille. Le bus passe nous prendre le matin et nous conduit au port de Paracas. Nous attendons que les pêcheurs aient fini de décharger leur poissons avant d’embarquer sur une vedette rapide. Premier étape, la Candelabra, sur la côte. C’est un dessin de 150m de haut fait sur une dune et personne n’en connait l’origine. Une demi heure plus tard, nous arrivons en vue des iles Ballestas. Ces iles sont à juste titre appellée les Galapagos du pauvre. Il y a beaucoup d’animaux, ca grouille de partout. Il y a des milliers d’oiseaux (cormorans, pélicans, fous...), des otaries, des manchots et autres dauphins. Les otaries font le fête autour du bateau, les fous nourrissent leurs petits et les manchots se déplacent au file indienne.

 

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C’est sublime de voir ca mais trop court, il faut déja rentrer au port. Etape suivante, nous somme pris en charge par une taxi privé qui nous conduit à la réserve Paracas. Nous visitons des plages désertes, les falaises et la cathédrale (le Etretat local). Nous déjeunons dans un village de pêcheurs. Au menu Conchas à la parmesan (fruits de mer grillés au Parmesan et à l’huile d’olives) et Ceviche. Alors la, Attention! Le Ceviche au Pérou est une vraie institution et en plus, c’est excellent. C’est un plat composé de produits de la mer crus (poissons, crevettes, poulpe) et marinés dans du jus de citron et des piments. Il se mange le midi avec la pêche du matin. Je le mange accompagné d’une Chicha Morada (seconde boisson locale après l’Inka Cola et à base de maïs violet). Nous rentrons vers 16h et je tue le reste de la journée sur Internet.

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Jeudi 1/12. Pisco et Nasca, Pérou.

 

J’attends 14h30 avant de prendre mon bus prévu à 13h pour Nasca. Dans le bus je rencontre José, un péruvien qui bosse, soit disant, à l’aérodrome de Nasca chez Aerocondor. En fait, il est rabatteur comme beaucoup de gens ici. Ils gagnent leur vie en faisant l’intermédiaire pour des hotels et autres agences d’excursions. Il est plutôt cool, je lui promets de lui acheter le survol des lignes le lendemain. Je me retrouve dans un hotel glauque avec chambre sans fenêtre. Le soir, je mange l’autre spécialité locale: le lomo saltado (émincé de boeuf aux oignons, tomates et riz).

 

 

Vendredi 2/12. Nasca, Pérou.

Je viens de finir mon petit déjeuner copieux et José, rencontré la veille passe me prendre. Nous allons à l’aérodrome de Nasca. Je dois survoler les lignes. Ces sont des symboles et lignes tracés dans le désert par la civilisation Nasca. On ne peut les voir toutes que d’avion (certaines plus petites sont visibles du sol à partir d’un mirador). Après avoir visionné un film sur ces lignes, j’embarque dans un petit coucou de 3 places. 

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Nous décollons et quelques minutes plus tard, nous apercevons les premières lignes, la baleine, l’extra terrestre. Au total il y a 15 symboles et des milliers de lignes, trapèzes.

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Le vol va durer 30 minutes et n’est pas de tout repos, le pilote effectue de nombreux virages pour nous montrer les lignes dans tous les sens. Dur dur après le breakfast, limite même.fin, mais bon, je rends le cockpit dans son état d’origine. C'est super d'avoir pu faire ca mais je rste un peu sur ma fin car je pensais que les symboles étaient beacoup plus grands. Après le vol, un taxi passe me prendre et je pars visiter un cimetière de momies Nasca, une fabrique de poteries, une mini usine d’extraction d’or et la maison de Maria Reiche, une femme qui a passé sa vie à étudier les lignes. Je n’ai rien d’autre à faire et mon bus est le soir à 19h30. Je rencontre Marco un italien qui fait le même tour du monde que moi. Nous passons l’après midi ensemble à écumer les 2 bars de Nasca. Peut être vais je le retrouver au Chili ou en Nouvelle Zélande. Marco et Stéphanie, les 2 touristes les plus cool de cette semaine.

 

Vendredi 2 Décembre et il est 22H. En attendant mon bus pour Tacna, je retrouve José qui est venu à la pêche aux nouveaux touristes à l’arrivée des bus de Cuzco. Nous parlons un peu et je lui donne son premier cours de Francais: “Comment allez vous ?”, “J’ai un bon hotel pour vous”, etc...Le bus arrive avec 3h de retard. C’est une bus Cama à 2 étages, il a eu un problème sur la route, le pare-prise est complètement explosé en haut et plein de sang. Un lama bondissant peut être ? Je suis le seul à monter et peu de temps après être reparti, l’hotesse me sert mon diner privé à bord, les passagers venant de Lima ayant deja mangé. Fin de cette semaine, demain je serai au Chili.