Mercredi 2/11

Journée morte a La Paz. C'est un jour férié ici, la fête de Los Muertes (fête des morts). La ville est completement déserte ce qui contraste avec l'agitation extrême des jours normaux. Le seul endroit ou l'on peut manger est la chaine Pollo Cochabamba, le Mc Do ou KFC local.

 

 

Jeudi 3/11

Un taxi passe me prendre à 5h du matin devant l'hotel direction l'aéroport de La Paz. Je pars pour une semaine à Rurrenabaque en Amazonie. J'attends le départ avec impatience dans le grand aérogare moderne de El Alto. 6h30 c'est l'embarquement, nous descendons sur la piste et j'apercois mon avion, petit coucou de 12 places à une hélice. Les pilotes sont déja aux commandes, on peut toucher leur crane chauve.

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Le pilote lance un ¨Vamos !¨ et nous voila parti. L'avion effectue une grande courbe de 20 minutes en direction du lac Titicaca avant de se diriger vers les montagnes. A 4000m, l'air n'est pas assez portant, les pilotes sont donc obligés de faire une grande courbe pour pouvoir passer les sommets à 5000m avant de plonger sur le bassin amazonien.

Le temps est vraiment superbe, je commence par apercevoir les montagnes, la montagne Potosí, les vallées dans lesquelles nous avons fait le trek de 5 jours, puis les Yungas et en fin la forêt amazonienne, immensité verte parsemmée de rivières d'un bleu verdatre.

 

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1h plus tard l'avion se pose sur une piste en herbe en pleine forêt. Il y a une seule maison en bois qui fait office de tour de controle, zone d'enregistrement et bar.

 

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Je descends de l'avion et j'ai tout de suite la sensation que l'on me met un sèche cheveux devant le visage. Il fait très chaud (35 degrés). Je rencontre une personne de Inca Land Tours qui me conduit en ville. Rurrenabaque ressemble à une sorte de ville western pour gringos, enfin, facon de parler, il doit y avoir que quelques dizaines de touristes en villes.

 

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Juste le temps de prendre un petit déjeuner, d'acheter du répulsif contre les moustiques, de faire le tour des 3 ou 4 rues de la ville et me voila parti en pirogue pour 2 jours dans la jungle. Je suis en compagnie d'un Suisse et d'un couple d'australiens. Nous remontons le fleuve Beni pendant 3 heures avant d'arriver au campement ou nous attend Juan Carlos, le guide local, sorte de "crocodile dundee" indien.

 

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Le campement en pleine jungle est composé de quelques baraquements en bois (dortoir, salle à manger, cuisine). Les moustiquaires et les hamacs sont en bon état, c'est le principal. Il fait une chaleur étouffante, 40 degrés et 90 % de taux d'humidité. La maitresse nous a préparé une bonne soupe pour le déjeuner. Cela parait étonnant vu le climat mais, comme le café ou le thé, c'est un très bon climatiseur corporel en fait. Par la suite, nous partons faire une balade dans la jungle avec Juan carlos et son couteau à rallonge, occasion de monter sur une falaise pour voir peroquets et autres singes et d'attendre tous les bruits de la jungle, impressionnant.

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Le soir, la maitresse de maison nous prépare un excellent diner à base des produits de la jungle. De nuit, nous partons dans la jungle, lampe au front, à la recherche d'animaux (tapirs, singes, etc). Je contemple ce magnifique ciel étoilé à travers ces arbres noirs. Cela me rappelle les films sur le Vietnam style Platoon dans lesquels les soldats parcourent la jungle. Au bout du compte, pas d'animaux mais des piqures de moustiques et de fourmis. Retour au camp et extinction des feux vers 22h. La nuit amazonienne est un vrai festival ininterrompu de sons: Singes, oiseaux, insectes en tous genres. Ici, les problèmes sont très simples:

 

-         Faut il mettre le répulsif avant ou après la créme solaire. Celui qui invente un produit fa"2 en 1" va faire fortune.

-          Comment fermer correctement la moustiquaire le soir.

-          Comment se balancer dans le hamac pour avoir un peu d'air et éviter les moustiques.

-          Comment se laver dans le fleuve sans mettre de la terre rouge sur toute ses fringues.

-          Comment aller aux ... sans se faire piquer le postérieur.

 

 

La végétation est hallucinante, tout est disproportionné, des plantes et arbres gigantesques. Les indigènes utilisent chaque arbre ou plante à titre médical.

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Notre guide étant Aymara, il ne parle pas très bien espagnol, il s'exprime avec beaucoup de signes et de bruits. Je vous laisse imaginer les explications concernant l'arbre qui permet de traiter la constipation.

 

 

Vendredi 4/11

Après 2 autres balades dans la jungle, nous retournons sur Rurrenabaque en debut d'après midi. Je prends un Hotel dans la rue principale. On est vendredi soir, c'est très bruyant. Festival de Karaokés, boites de nuit et films de guerre plein volume à la televisión.

 

 

Samedi 5/11

Je pars pour 3 jours dans la Pampa avec 3 autres Francais. Tout commence par 3 heures de 4x4 sur une piste complètement défoncée pour arriver à Santa Rosa ou notre guide est absent.

 

 

 

 

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Nous partons pour 3 heures de pirogue avec un autre guide. Nous arrivons au campement qui ressemble à celui de la jungle. La Pampa offre un paysage beaucoup plus plat. Il y a beaucoup plus d'animaux. Il fait encore plus chaud que dans la jungle. Un Francais, Domique, est au campement depuis la veille, il se liquéfie littéralement. Vers 18h, nous partons en pirogue prendre une bière dans un campement un peu plus haut sur la rivière. Sorte de village sur pilotis au fin fond de la jungle, à la "Apocalypse Now". On s'attend à voir Marlon Brando sortir de l'eau, oups pardon, Martín Sheen.

 

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La nuit, nous partons, lampe à la main à la recherche d'alligators sur la rivière ou plutôt à la recherche des yeux oranges d'alligators. Je découvre qu'ici, les moustiques sont initiès à la technique du piquage à travers un t-shirt. Un dos en moins pour moi. La nuit, sur par inatention, j'oublie de mettre du répulsif sur un de mes pieds, et un pied en moins (vingtaine de piqures).

 

 

Dimanche 6/11

Après le petit déjeuner, Juan, un alligator de 3m de long nous rend visite sur la rive du camp. Est il adopté ? Veut il un thé ou un café ?

Le matin, nous partons à la recherche de l'Anacado, reptile mystique de 3 ou 4 m que personne n'a vu depuis 3 ou 4 jours ici. Nous arpentons les marais pendant 3 heures, bottes en caoutchouc aux pieds. L'odeur du marais est bizarre et parfois l'eau passe par dessus nos bottes. Un des 3 Francais marche sur un alligator (mouaip, à vérifier cette histoire) alors que les guides nous ont assuré qu'il n'y en avait pas dans le marais. Les guides n'ont pas l'air rassuré et ne s'en approchent pas. Il n'a pas l'air d'accord pour se laisser marcher dessus en tout cas. Bonjour la sécurité, c'est l'aventure. Le guide veut me racheter mon Poncho 20 Bolivians, je lui réponds qu'il peut se brosser.

 

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Nous rentrons au camp sans avoir vu l'Anaconda. L'après midi, nous partons nager avec les dauphins roses alors que d'autres touristes sont en train de pécher le Piranhas quelques mètres em amont sur la rivière. Il suffit de ne pas saigner nous assure-t-on. Le soir, nous apercevons des Capibaras autour du campement, une sorte de gros rongeurs, de la taille d'un chien.

 

 

 

Lundi 7/11

Nous sommes réveillés par les singes qui font une fiesta d'enfer aux quatre coins du baraquement. Nous partons pécher le Piranhas pendant 3 heures. Presque pas besoin d'amecons car ils s'accrochent au morceau de viande et il suffit de les jeter dans la pirogue.

 

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Nous les mangeons au déjeuner. En milieu d'après midi, nous rentrons à Rurrenabaque.

Vers 19h, grosse demi surprise, je retrouve Kamel, un des 2 autres amis qui va bientôt partir faire le tour du monde. Il est pour 15 jours en Bolivie (sorte d'apéritif TDM pour lui) et me rend visite à Rurre. Nous passons la soirée ensemble au bar "Mosquito", l'endroit ou tous les gringos se retrouvent le soir à Rurre.

 

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Mardi 8/11

Journée bonne grosse glande, comme les locaux en fin de compte…

 

 

 

Mercredi 7/11

C'est le retour sur La Paz avec ce petit coucou de Amazonas de 12 places. Au bout d'une heure de vol, à 4000m, le pilote met son masque à oxygène, rassurant.

Arrivé à La Paz, le contraste est flagrant, il fait froid et j'ai à nouveau du mal à respirer.